Sophie Tellier-Gervasi,
psychanalyste - psychothérapeute


Psychanalyste et psychothérapeute au Mans, exerçant dans le cadre réglementé par l'ARS. Inscrite au répertoire ADELI. 
 
La psychothérapie est devenue un marché sur lequel on vend des biens (bien-être, bonheur) et une entreprise politique :  on réadapte, reprogramme, coache, afin que le travailleur travaille et que le consommateur consomme. Beaucoup de psychothérapies s'adressent à un homme « machine », un homme à reprogrammer, reconditionner ou dresser.
On dit que ces thérapies « marchent » et qui plus est, marchent rapidement. 
Cette efficacité est tout à fait discutable.
Tout d'abord, les critères qui la mesurent sont absurdes ; ensuite le psychisme a une temporalité qui lui est propre, et enfin où est le sujet là-dedans ?
Le sujet qui, avec son symptôme, son mal-être, dit une chose qu'il faut entendre. Sinon, où est le soin ? Car dans « psychothérapie », il y a thérapie : soigner, prendre soin de la psyché, de l'esprit.
Le patient est avant tout un sujet. Cela veut dire qu'il est libre en dépit de tout ce qui le détermine ; cela veut dire que son symptôme et sa souffrance font sa singularité et disent quelque chose. 
On s'adresse à un psychothérapeute afin de ne plus souffrir mais aussi afin de comprendre un peu pourquoi on souffre, pourquoi on répète les mêmes choses, pourquoi notre vie semble buter sur un obstacle infranchissable.
C'est le fait de comprendre qui soigne, c'est le fait de permettre au sujet de penser ce qui lui arrive qui le libère.

C'est parfois long, parfois très rapide. Car il n'y a pas de drame derrière chaque situation. Il y a ainsi des psychothérapies « de la normalité » : des passages obligés du développement psychique sur lesquels un enfant trébuche, ou des moments de vie difficiles sur lesquels l'adulte reste en panne. Se relever et repartir ne prend pas nécessairement des années.

Il faut rappeler que la psychanalyse est une clinique qui, depuis plus d'un siècle, permet de comprendre le fonctionnement et les dysfonctionnements de l'appareil psychique. Ce qu'on lui doit est incommensurable.
Elle a inventé et invente sans cesse de nouvelles médiations thérapeutiques et travaille en collaboration étroite avec les autres sciences.
On lui oppose souvent les découvertes génétiques ou neurobiologiques, mais elles n'invalident en rien la clinique psychanalytique, car l'histoire d'un sujet ne peut pas se réduire à ses gènes.
Seule une approche pluridisciplinaire peut permettre de comprendre l'homme.


Afin d'y voir un peu plus clair dans un domaine où, je le crains, on ne sait pas très bien à quel « psy » se vouer, je vous renvoie à quelques repères :
 


Psychothérapeute, un statut réglementé

La question de la formation et des diplômes

L'éthique du psychothérapeute

Psychanalyse ou psychothérapie 
?

Le symptôme

Travailler avec un enfant

Les "psy"


N° ADELI : 72 93 0470 9